Mardi 23 octobre, à l’Assemblée nationale, lors de la séance de questions au gouvernement :
[quote]« On aurait l’impression, à droite, que vous souhaitez l’échec de la France. »[/quote]C’est le Premier ministre qui prononce ces mots, adressés aux députés de l’opposition. Bien qu’il s’agisse pour nous, simples citoyens, de termes banals, dans l’hémicycle, ça ne se fait pas ! Conséquence directe : les députés UMP quittent l’hémicycle.
Voilà bien un contraste entre le Premier ministre qui insulte publiquement l’opposition, et l’ex Président Nicolas Sarkozy qui a fait la réforme de la Constitution de 2008, celle qui donne plus de droits aux groupes minoritaires ou d’opposition !
Ce n’est pas la première fois que de tels incidents interviennent pendant les séances de questions au gouvernement. On se souvient bien sûr de M. Serge Letchimy, député de la Martinique, dont les propos qui comparaient en février 2012 Claude Guéant aux initiateurs du nazisme avaient fait partir le gouvernement de l’Assemblée, pour la première fois depuis l’affaire Dreyfus !
Et si les suspensions de séance vont croissantse ces dernières années, c’est peut-être lié à la médiatisation du Palais Bourbon. Les débats, retransmis sur La Chaîne Parlementaire (LCP) ou sur France 3, sont de plus en plus suivis et commentés sur les réseaux sociaux. Les images sont régulièrement récupérées pour les journaux télévisés.
Certains députés ou membres du gouvernement profiteraient-ils de cette tribune républicaine pour faire de la communication ? Les jeux de rôles et les postures vont-ils dominer le débat public ? La surmédiatisation va-t-elle porter atteinte au bon déroulement des travaux de l’Assemblée, elle qui a déjà donné un coup assez dur aux campagnes présidentielles, durant lesquelles les petites phrases sont reines, reprises toute la journée sur les chaînes d’information, et les idées trop peu importantes ? En comparant avec le Sénat, beaucoup moins sujet aux feux des projecteurs, il n’est pas difficile de constater un climat plus serein dans la Haute Assemblée.
Alors que faire ? Vouloir démédiatiser l’Assemblée ? Hors de question ! Car on ne peut que se réjouir malgré tout de l’intérêt des citoyens pour le Parlement ! Nous sommes donc condamnés à des petites phrases assassines, à des insultes à peine maquillées, indignes pour l’institution qu’est l’Assemblée nationale, et peut-être à assister petit à petit au même phénomène pour le Sénat.
Hugo Zerbib
Opposition Républicaine

Il est vrai que ces « petites phrases assassines » fusent de plus en plus l’Assemblée ce qui, il est vrai, est une honte dans le débat démocratique et ne peut qu’être condamné et dénoncé.
Cependant bien qu’étant en accord avec cet article, je pense qu’il ne faut pas fustiger la gauche de ces « petits incidents », car une opposition républicaine se doit d’être certes offensive, mais aussi impartiale ce qui n’est pas le cas de cet article.
La droite a elle aussi attaqué violemment la gauche et « on se souvient bien sur » de M. Baroin dans sa déclaration en novembre 2011 en réponse à Pierre-Alain Muet «Est-ce du courage de mentir, de basculer dans la démagogie, de taire la vérité, de vous accrocher à des vieilles lunes socialistes qui vous ont certes conduit par effraction au pouvoir en 1997? Et vous n’avez rien fait».
La majorité actuelle comme celle de François Mitterrand bien que non irréprochable, ne peuvent être si peu considérées. Les idées politiques s’affrontent dans le débat, les bilans aussi, mais ici et comme souvent à l’assemblée les propos outranciers sont utilisés à mauvais escient. (La gauche ne peut être accusé d’être arrivée au pouvoir par effraction, et la peine de mort n’est pas une action si anodine que cela!)
Ce message est pour rappeler qu’un peu d’humilité ne fait de mal à personne et que dans un article tel que celui ci qui dénonce les bassesses des députés du Parlement, l’auteur de ce dit article, se devrait de dénoncer ces abus de tout bords et non de montrer un acharnement tel face à la gauche critiquant la droite, car il vaut mieux balayer devant sa porte avant de s’avancer dans une telle critique.
De plus, il me semble que cette « surmédiatisation », n’est que l’aboutissement de ce que l’assemblée offre à a société, ainsi elle ne peut porté atteinte au bon déroulement des séance, elle en est la résultante!
Je vais donc terminer par une phrase de Bernanos que ce message m’inspire : « La véritable humilité est d’abord une décence, un équilibre. ».
Que l’auteur de cet article en tienne compte et apprenne à illustrer son propos d’une vision globale!