D’après vous, la France est-elle aujourd’hui dans un meilleur état qu’elle ne l’était il y a un an ? Ou pensez-vous aussi que le pays n’a pas progressé d’un centimètre depuis les belles promesses du candidat socialiste ? François Hollande était arrivé avec un bien beau programme aux élections présidentielles. Ses 60 engagements, il les a déclinés comme autant de fausses promesses lors de son fumeux numéro du débat télévisé. A notre tour de le décliner au regard de son bilan, pour montrer la flagrance de son niveau d’impréparation.
Il a prévu de ne rien faire, et il ne fera rien
Sa première proposition était de « redresser la France ». A l’engagement n°3, il clamait qu’il « favoriserait la production et l’emploi en France ». Certainement du comique involontaire tant il a fait le contraire depuis le début de son mandat en tuant la compétitivité des entreprises. A l’engagement n°9, il certifiait qu’il « rétablirait l’équilibre budgétaire en fin de mandat ». Qu’on lui pardonne s’il ne sait pas compter, mais ses prévisions de croissance sont aberrantes et atterrantes. A l’engagement n°11, il jurait qu’il « proposerait un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance à nos partenaires européens ». Chou blanc. Caramba, encore raté !
Il croit que les choses iront mieux en 2013. Pour cela, il faudrait qu’il cesse de se contenter d’être le concierge de la France et qu’il mène de vraies réformes de structure pour encourager le travail et réduire les dépenses. Mais annoncé en nouveau Roosevelt, c’est bien le père Queuille que les français ont élu en mai. Il a prévu de ne rien faire. Et il ne fera rien.
Sa deuxième proposition était de « rétablir la justice ». A l’engagement n°14, il imaginait que « la contribution de chacun serait rendue plus équitable ». Mais sa grande réforme fiscale ne remet rien à plat si ce n’est la France, matraquée par tant d’augmentations d’impôts. A l’engagement n°20, il claironnait qu’il « sécuriserait l’accès aux soins de tous les Français ». A l’engagement n°24, il croyait qu’il « lutterait contre la précarité ». Au moins, il ne l’a fait croire à personne, car, sous son règne, seules les classes moyennes prospèrent (et encore, ndlr).
Il annonce un changement de cap. Si tôt dans le mandat, c’est presque une démission. Le président – ça fait mal au clavier de l’écrire – pourrait certainement user de son discernement s’il n’était pas tant prisonnier de ses slogans de campagne. Mais avec la taxe à 75% sur les riches et la guerre au monde de la finance, il s’est condamné à faire la cour à Jean-Luc Mélenchon. Il n’aime pas le courage, et le courage ne l’aime pas.
Sa troisième proposition était de « redonner espoir aux nouvelles générations ». A l’engagement n°33, il disait qu’il « proposerait un contrat de génération ». Belle idée de garder les vieux pour qu’ils apprennent leur métier aux jeunes recrues, mais sur le papier à musique seulement. A l’engagement n°36, il garantissait qu’il « créerait en cinq ans 60000 postes supplémentaires dans l’éducation ». Avec nos sous, sous-entendu. A l’engagement n°41, il sifflait qu’il « engagerait la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% ». Les objectifs chiffrés sont toujours risqués et celui-ci devrait le poursuivre jusqu’à la fin de son quinquennat, tant ses ministres ont déjà insinué qu’ils y avaient plus ou moins renoncé.
Les attrapes de la farce tranquille
Il croit toujours qu’il s’adaptera. Or les Français se sont fait couillonner par les attrapes de la farce tranquille. Le pire, c’est qu’ils sont capables de se faire avoir de nouveau en 2017. Voilà comment sont les choses et voilà comment je les ai racontées.
Sa quatrième proposition était de « vouloir une république exemplaire et une France qui fasse entendre sa voix ». A l’engagement n°50, il affirmait qu’il « accorderait le droit de vote aux élections locales aux étrangers ». C’est irresponsable, mais il n’a pas l’air pressé de le faire. A l’engagement n°52, il mentait qu’il « mettrait en œuvre une nouvelle sécurité de proximité ». Comme le commerce du même nom, et les voyous font payer le service après-vente à la police. A l’engagement n°54, il promettait qu’il « engagerait une nouvelle étape de la décentralisation ». Eh bien on n’est pas arrivé, les gars. Le changement c’est maintenant, mais c’est si navrant.
Opposition Républicaine

C’est pas vraiment un état des lieux détaillé !!
Certains sont déjà tenu, d’autre sont en cours , d’autres ne verront peut-être jamais le jour, ce qui nous fait un tableau à trois colonnes, ou un article en trois chapitres par exemple, ou reprendre chacun des 60 engagements un à un !
La mauvaise foi ne sert jamais les idées de celui qui en use !
Très intéressant, merci pour ce bon commentaire.
M. Hollande a été élu sur un programme de 60 propositions validées par seulement 51% des Français !
Donc, en tant que démocrate, il devrait seulement mettre en œuvre que 31 de ses propositions !
Pour le reste, qu’il tienne aussi compte des 49% des français qui ne sont pas d’accord avec son programme.
Je n’aurais pas écrit cet article s’il n’y avait pas de sérieuses raisons de penser que certains engagements sont déjà condamnées à ne pas être tenus :
- la croissance, en surchargeant les entreprises de taxes
- le pacte de croissance européen, avec ce TSCG auquel il n’a pas changé une ligne
- la lutte contre la précarité, avec l’absence totale d’intérêt pour le sujet depuis le début du mandat ce qui est troublant de la part d’un gouvernement socialiste
- l’éducation, avec une malheureuse réformette des rythmes sclaires qui passe complétement à côté du sujet
- la sortie du nucléaire, déjà enterrée
- la nouvelle étape de la décentralisation, à moins que ce ne soit une halte…
Je m’arrête là pour ne pas te désespèrer mais je crois que même nous les opposants de droite, nous ne nous attendions pas à un tel aveu d’échec si tôt dans le mandat.
Ce sont 60 engagement pour un quinquennat, pas pour 6 mois, car même si le temps vous parait long, ca ne fait meme pas un an que François Hollande est président. Vous serez surement moins ridicule si vous essayiez de dresser le bilan et compter les promesses tenues (comme par exemple « l’équilibre budgétaire en fin de mandat ») après 5 ans de mandat et non 6 mois…
@Cyril M
un seul problème … il y a urgence !!!..
tous les signes donnés par Hollande ( et cela pas besoin d’attendre 5 ans ) vont dans le sens contraire de ce qu’il faudrait faire … l’économie est en berne les entreprises s’inquiètent on a fait fuir les riches et taper sur les investisseurs potentiels qui en ont assez d’être mal considérés tout en donnant des signes montrant que la classe moyenne qui en a assez aussi va être taxée encore et encore
Des couacs permanents.. aucune vision claire du cap à tenir
désolé mais à ce rythme la France sera à genou dans 5 ans car le monde en mouvement n’en a cure des 60 propositions de Hollande qui marche à contre courant …
Si vous avez voté pour cet homme qui en 30 ans n’a rien fait rien prouvé c’est que vous avez en vous une certaine dose d’inconséquence .. Le pays est en crise en grande partie du fait de mauvais choix faits par la gauche ( 35 h lois sociales couteuses; grèves irresponsables; dévalorisation de la notion de réussite et d’efforts, laxisme etc…)
Nous avons besoin d’un véritable homme d’état et non d’un pantin mis au pouvoir par des médias à la botte du PS ( véritable atteinte à la démocratie) à la place d’un DSK pour qui je n’aurai pas voté mais qui avait en dehors de ses soucis d’excroissance personnelle une dimension autre..
Les 60 propositions appliquées de façon sectaire c’est une c…. ie .. comme la gauche ne connait pas le langage de la souplesse et de l’adaptabilité nécessaire en période de difficultés et tant que la démagogie marchera à plein … rien ne bougera
si la gauche veut des réformes majeures pour le pays:
le cannabis
le mariage gay
le vote des étrangers
des milliers de fonctionnaires qui couteront à la nation un maximum ( comparons par rapport à l’Allemagne)
des choses essentielles pour redresser le pays et donner un cap
rien de concret pour relancer l’économie et encourager les entreprises .. Rien en 6 mois… C’EST GRAVE et ce n’est pas sérieux
on voit que vous n’êtes ni chomeur ni chef d’entreprise
dans 5 ans il ne sera plus temps de parloter et de faire des commissions couteuses et qui n’aboutissent à rien ( Gallois en est un exemple)
le courage c’est d’agir et vite