Copé – Fillon : Duel ou Duo ?

Copé – Fillon : Duel ou Duo ?

A l’occasion d’une interview accordée à Info (édition PDD du 8/10/2012), Brice Hortefeux a déclaré :
« L’émulation ne doit pas entraîner la division. J’ai connu Jean-François Copé voilà 25 ans, il en avait alors sept (23, car il est né en 1964 – ndlr). J’ai été un ministre dans le gouvernement de François Fillon, et me suis toujours bien entendu avec lui. Cela m’ennuie d’avoir à trancher. L’idéal aurait été un ticket entre eux. »

Certes, après l’éviction parfaitement réussie de la génération montante, « un ticket entre eux » aurait été la moins mauvaise solution. Mais n’est-il pas trop tard, malgré l’échéance encore lointaine ?
Pour ma part, j’aurais bien vu Copé diriger la restructuration de l’UMP et préparer les élections essentielles 2014-2015 (étape indispensable pour 2017), pendant que Fillon se serait concentré sur la préparation de la présidentielle. Coppé, encore jeune, bénéficiant de la possibilité de prendre le relais en 2022.
Ce qui ne les empêcherait nullement de s’unir pour dénoncer, et tenter de contrer, la dangereuse et mortelle stratégie, pour la France et les Français, des stupides décisions « hollandaises ».
Je rêve ? Je sais. En politique, rien n’est jamais simple ni droit. Hélas !

Je me croyais assez solitaire dans ce souhait, mais, au vu de ce que j’ai pu lire (après avoir rédigé ces lignes) dans divers articles[1], il semble que bon nombre de Français soient de cet avis : Copé apparait davantage comme un meneur de parti, tandis que Fillon semble disposer d’un meilleur profil de présidentiable. De là à leur faire admettre qu’une telle solution serait le moindre mal, il y a un pas … probablement infranchissable !

Car voilà : cordiale détestation entre personnes, fortes ambitions personnelles, perte de vue des objectifs essentiels, petites phrases assassines, banderilles et corrida, etc…
Je crains fort que, à cause de leur comportement puéril, les municipales de 2014 ne soient d’ores et déjà perdues.
Comment vont-ils se supporter après une aussi lamentable, basse et mesquine campagne ?
Comment pourrait-il ne pas rester de séquelles ?
Comment parviendront-ils à cohabiter au sein de l’UMP ? Y arriveront-ils seulement ?

Pendant cette campagne, beaucoup trop longue à mon goût, et d’autant plus inintéressante qu’il y a eu une très contestable et drastique limitation du nombre de candidats, QUI fait le travail de l’Opposition ? QUI dénonce les mortelles attaques contre les forces vives, et vitales, de NOTRE pays ? QUI se bat pour la survie de la France et des Français ? QUI ???

Silence radio !…

Seuls, quelques citoyens motivés tentent de faire passer des signaux d’alarme, des protestations légitimes et circonstanciées, mais pour quel auditoire ?
Ces quelques cris de révolte, de désespoir, arriveront-ils jusqu’aux oreilles du locataire (que j’espère très provisoire) du Palais doré de l’Elysée ?
J’en doute. Car nous ne disposons ni de la puissance ni du crédit accordé aux partis officiels.

Alors, Messieurs de l’UMP, quand cesserez-vous votre guérilla personnelle ?
Quand allez-vous vous remettre au véritable boulot ? Vous ne voyez pas qu’il y a urgence ?
Attendez-vous que le Président Nicolas Sarkozy, face au danger vital que court la France, décide de mettre fin à son retrait pour venir à notre secours ?
Certes, je serais heureuse de le voir revenir.
Même si cela signifierait forcément que la France est dans une situation catastrophique.
Ce qui, malheureusement, est déjà le cas.
Mais, au vu de l’ampleur et de la violence de la cabale mediatique menée pendant des années à son encontre, je pense qu’un retour si rapide serait beaucoup trop prématuré.

Alors, Messieurs les dirigeants de l’UMP, il faut vous bouger. Utilement et efficacement.
Faites des contre-propositions concrètes et pragmatiques à opposer aux stupides décisions de ceux que nous devons subir.

Il est plus que temps. N’attendez pas qu’il soit trop tard.
La France a besoin qu’on s’occupe d’elle. C’est urgentissime.


[1] Notamment dans « Le Point ».

A propos de Françoise

Grand-mère. Femme et citoyenne française ordinaire, mais aimant son pays et prête à lutter contre une décadence programmée. Entrée en résistance politique le 6 mai 2012 à 20h01. "Amie de Nicolas Sarkozy".

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