Dans quel état Nicolas Sarkozy a-t-il laissé la France ?

Dans quel état Nicolas Sarkozy a-t-il laissé la France ?

A entendre le nouveau gouvernement en place depuis quelques jours, on pourrait croire qu’il faut relever la France de l’abîme dans lequel elle serait tombée.

Alors rien de plus habile que de créer un ministère du redressement productif pour redresser l’économie française (et ses entreprises) ou du moins suggérer qu’elle était tombée bien bas.

Quoi de plus normal que de demander un audit à la cour des comptes pour connaître la situation précise de nos comptes en suggérant qu’il y a peut-être des surprises à attendre alors que Nicolas Sarkozy avait eu la sagesse d’en confier la présidence à un socialiste !

Et pourtant la France est toujours gratifiée d’un triple A par l’agence Moody’s qui semble bien avoir fait confiance à la politique économique menée jusqu’ici. En revanche cette même agence reste dans l’expectative des prochaines mesures du nouveau gouvernement.

« L’agence de notation a laissé le triple A de la France inchangé jeudi, mais la perspective reste négative. Moody’s statuera au deuxième semestre quand le gouvernement donnera « une image plus claire de son programme ». Les taux obligataires français sont proches des plus bas historiques. » Par Etienne Lefebvre Les échos

Et pourtant, la France emprunte encore à des taux très bas. C’est bien un indicateur de confiance. Une confiance accordée en raison des efforts de réduction du déficit public et de la politique vertueuse menée jusqu’à présent pour ramener la France sur la voie de l’équilibre budgétaire.

Bruxelles a même revu la prévision de croissance de la France à la hausse avec un taux de 0,6% quand la récession se confirme dans d’autres pays.

Alors, en fin de compte, la situation dans laquelle la France a été laissée n’est pas aussi désastreuse que certains se sont ingéniés à laisser croire. Bien au contraire ! La France était bien sur la bonne voie, l’Europe s’accordait sur une discipline budgétaire nécessaire. La croissance n’était pas exclue des objectifs européens. Elle devait s’appuyer sur des réformes structurelles, sur plus de compétitivité, une baisse des charges salariales et la réduction des dépenses publiques.

Mais aujourd’hui la remise en cause du consensus européen sur la discipline budgétaire et l’idée que l’on pourrait financer une croissance en creusant encore plus la dette compromettent gravement l’avenir de la France et celui de l’Europe.

A propos de Hugues

11 commentaires

  1. NE SURTOUT PAS OUBLIER :

    Le Président Nicolas Sarkozy a eu le courage de prendre des décisions impopulaires mais indispensables pour assurer notre avenir.
    Les résultats de cette stratégie à long terme ne peuvent pas être visibles immédiatement.

    Quand on plante un arbre fruitier, selon sa race, il faut parfois trente ans avant qu’il ne produise ses premiers fruits.

    Alors, gardons-nous bien de toute impatience. Et n’oublions pas QUI a planté l’arbre.

    Car tous les « critiqueurs » de l’époque seront là pour revendiquer une paternité qui n’est pas la leur.

    PATIENCE, MÉFIANCE ET VIGILANCE. Le moment venu, il faudra leur rafraîchir la mémoire. Et aussi leur rabattre la caquet. Non mais des fois !…

    • Personne n’oubliera et il se pourrait même que le prochain rapport de la cour des compte qui a déjà sommé le nouveau gouvernement de prendre des mesures d’économie conforte l’action de redressement budgétaire qui avait été entreprise par Nicolas Sarkozy au cours de ses deux dernières années.

  2. « Quand comprendrez-vous que la majorité des électeurs (dont moi) n’ont pas voté pour Hollande mais contre le ventilateur menteur qu’ils ne supportaient plus et ne veulent plus de lui dans l’avenir ?
    Bon courage pendant ces 5 prochaines années (au minimum !), ensuite si Hollande déçoit (ce qui ne manquera pas d’arriver) 2017 verra (trois fois hélas!) l’arrivée du règne du FN bien préparé par l’extrémisme sarkozyste et par le ras le bol de ces partis pourris jusqu’à la moelle ! »

    *******************

    Là, j’ai un peu de mal à comprendre !…
    Pourquoi « 3 fois hélas », puisque ce sera le résultat de VOTRE vote ?
    Auriez-vous voté sous influence ? Et à l’encontre de ce que vous souhaitiez pour notre pays ? Mais alors pourquoi ?

    Votre dernier paragraphe correspond à mon analyse et à mes craintes. Excepté deux points :
    1. Je ne pense pas que Mollande pourra tenir les 5 ans : il n’a jamais eu de responsabilités ; il n’a rien d’un marathonien ; il n’est qu’un énarque théoricien et incapable de faire face aux dures réalités de la vie (coaché par ses femmes plus qu’énergiques), et plus encore de la gestion d’un pays, surtout au milieu de violentes crises mondiales.
    2. J’ai voté justement pour tenter d’éviter cette situation catastrophique que vous prévoyez avec REGRETS. Malheureusement, trop de Français ont fait comme vous. Alors, maintenant, il ne faut pas pleurer. C’est trop tard.

  3. Bonjour,

    Entre mai 2007 et mai 2008, le chômage a diminué en passant de 2.137M à 1.996M (source Pole-Emploi), et fin 2008 la crise américaine est venue stopper net le travail commencé par le gouvernement Fillon.

    Le chômage à augmenter depuis 2008 et non pas depuis l’investiture NS.

    Concernant la dette, lorsque N.Sarkozy annonce 500 Milliard, (et non pas 600 Milliards qui est une projection pour 2012), dixit la cour des comptes, qui explique aussi que sur 500 Milliard, il y 250 Milliards qui sont notre déficit structurel, et cela fait 38 ans de déficit budgétaire annuel, puisque ça fait 38 ans que la France présente un budget en déficit, et 200 milliards ont été produit de la crise.

    Pour aller plus loin, les 35 h cout à la France pas moins de 12 à 15 Milliards par an depuis près de 12 ans, soit une augmentation de 150 Milliards pour travailler moins….

    Tien pour revenir sur les 35h, sachez que lors de la mise en pratique de cette réforme, les travailleurs qui faisait 39h sont passé à 35 h en étant toujours payé 39h…

    Aujourd’hui les syndicats veulent une augmentation de salaire, considérant que le smic n’est pas assez élevé, mais ne parle jamais, que le niveau de smic qui reste faible est du simplement aux 4 heures que nous passons à dépenser de l’argent que nous n’avons pas et à ne pas travailler.

    Petit calcul: Si le taux horaire était resté à 39 h, aujourd’hui le Smic serait proche de 1500€, et la perte sur 10 ans à 35h au lieu de 39h de travail s’élève à 15 000 €…, c’est une voiture, c’est 1/10 d’une maison…

    Les riches, et je dirais les petits riches, ont concrètement de l’immobilier (Maison individuel payé à crédit), un peu d’assurance-vie, un peu de cash, mais pratiquement pas d’actions, c’est des cadres, cadre supérieur, bref des gens que nous croissons tous les jours.

    Les vrais riches, sont plutôt aux niveaux CAC40, et lorsqu’ils sont vraiment riches leurs patrimoines dépendent quasi-exclusivement de la valorisation des parts (cotées ou non cotées) de leurs sociétés, ceux-là, ils ce compte sur les doit d’une main, mais cette aussi ceux-là qui font l’économie.

    Etre pauvre en France, cela signifie quoi…, être indemnisé pendant 7 mois lorsque l’on à travailler 4 mois, et ce sur 75 % du salaire brut.
    Bénéficié de la CMU et donc ne rien payé.
    Allocation familiales
    Allocation logement
    Prime de rentrer scolaire
    RSA
    Je dois en oublier, je crois que certain, comme les Grecs, les Espagnoles et d’autres ne doivent pas bien comprendre ou se trouve le manque d’aide et de solidarité en France.

    Quant au affaires, la gauche à suffisamment de casserole, pour ne pas donner de leçon à le droite.

    Je précise, que durant la crise et ce, jusqu’à ce jour on peut dire que pas un français à perdu de l’argent ou à eu une baisse de salaire comme c’est le cas dans d’autre pays, et pour les nombreux licenciements durant la crise et ceux qui risque de venir plomber le nombre des chômeurs, on peut considérer qu’ils seront indemnisé, certes ils auront perdu le job, mais ne seront pas sans rien, comme c’est le cas dans d’autres pays.

    Je suis pour la liberté d’entreprendre sens être spolié (tien un terme de gauche), je suis pour la flexibilité du travail, cela évite la fermeture totale de l’entreprise, pars-que les français ne sont pas prêt à faire des sacrifices, je suis pour la réduction des fonctionnaires, car les retraites de ceux-ci sont ponctionné sur le privé, je suis pour la liberté de choisir avec son parton les heures de travail qui permet de fonctionner et de ne pas plomber l’entreprise.

    Didier

    • Voila un rappel de vérités qui rétablit l’équilibre dans tout ce que l’on peut entendre ou lire. Merci aussi pour cette précision sur la baisse du chômage entre 2007 et 2008.
      Quant aux 35 heures, il est bon de rappeler comme vous le faites que ça a plombé l’économie sans compter la rigidité de l’emploi quand nous aurions besoin de plus de flexibilité.
      Bonne journée !

  4. 2007 / 2012 :
    + 600 milliards de dette
    + 1 millions de chômeur
    Cadeaux fiscaux aux plus riches
    des riches de + en + riches
    des pauvres de + en plus pauvres
    Travailler plus pour gagner moins
    Plusieurs augmentations des taxes des mutuelles santé (moins de gens se soignent)
    Affaire Bétancourt
    Affaire Karachi
    Affaire Kadaffi
    Cadeaux immobilier au Maroc par le Qatar (non déclaré…)
    et bien d’autres à venir…
    mais on ne parlera pas de sa « République exemplaire »…
    Quand comprendrez-vous que la majorité des électeurs (dont moi) n’ont pas voté pour Hollande mais contre le ventilateur menteur qu’ils ne supportaient plus et ne veulent plus de lui dans l’avenir ?
    Bon courage pendant ces 5 prochaines années (au minimum !), ensuite si Hollande déçoit (ce qui ne manquera pas d’arriver) 2017 verra (trois fois hélas!) l’arrivée du règne du FN bien préparé par l’extrémisme sarkozyste et par le ras le bol de ces partis pourris jusqu’à la moelle !

    • Danielle Roméro

      Bonsoir,
      Comme nous ne sommes ni sectaires, ni adeptes de la censure, nous vous publions.
      Nous laissons le soin à nos lecteurs de vous répondre.
      Bonne soirée à vous avec vos certitudes et vos leçons bien apprises.

    • Pour être précis, il faudrait enlever les intérêts de la dette déjà existante qui l’ont fait progressé mécaniquement en % du PIB, ainsi que les milliards investis pour sauvegarder des pans entiers de notre industrie et notamment l’automobile afin de conserver notre potentiel et sauvegarder des emplois et cela sans compter les investissements dans les banlieues, les pôles de compétitivité et les crédits impôts recherche etc… Il ne faudrait pas non plus oublier une période de crise que la France a mieux traversé que d’autres pays et notamment des pays gouvernés par la gauche. Regardez du côté de l’Espagne ou du Portugal.
      Quant au chômage, et votre chiffre non officiel (422.000 en réalité), il conviendrait
      de le comparer aux autres pays voisins pour se rendre compte qu’il a moins progressé que la moyenne des pays qui nous entourent.
      Quant à la République exemplaire, Nicolas Sarkozy est bien celui qui a été le plus critiqué par le FN entre autre. Cela revêt d’ailleurs à mes yeux une grande et belle valeur républicaine.
      En conclusion, vos propos ressemblent plus à une litanie bien apprise mais dénuée de toute objectivité.
      On peut être pour ou contre une politique, mais c’est mieux quand on peut étayer ses arguments ou alors, c’est qu’ils n’ont aucune valeur.
      Sur cette dernière impression, je souhaite une bonne soirée.

    • Belle leçon bien apprise par cœur !

      Mais la mémoire n’a de valeur QUE si elle permet à l’intelligence de s’exprimer. Pour cela, il faut utiliser son sens critique personnel afin de :
      * déterminer la part de vraisemblance et, si possible de vérité, dans les affirmations toutes faites et exposées, comme tout le monde sait, par les médias très majoritairement à gauche (et pour cause !) ;
      * chercher les documents officiels confirmant ou infirmant les faits (par exemple : rapport de la Cour des Comptes, pourtant présidée par un socialiste « bon teint »…) ;
      * « croiser » des informations d’origine diverses, afin de se faire une opinion personnelle ;
      * intégrer à son analyse des constats personnellement effectués : connaissez-vous quelqu’un dont la retraite à diminué ? ou qui a perdu ses économies pour cause de faillite d’une banque française ? etc.
      * prendre en compte les évènements tant locaux que mondiaux (on ne navigue pas de la même façon sur une mer calme qu’en plein milieu de la tempête) ;
      * ne pas regarder que « son bol de soupe », mais jeter un coup d’œil chez les voisins pour voir ce qui s’y passe.
      * surtout ne pas se laisser influencer par la démagogie partisane et intéressée de certains ;
      * utiliser tous les moyens disponibles pour se faire une VRAIE opinion.

      Si vous acceptez de relever ce petit défi, je vous invite à nous en faire connaître le résultat : vous en serez probablement le premier surpris. :)

      On peut aussi renouvelez la même expérience dans un an. Malheureusement, je crains que le résultat s’approche davantage de vos propos ci-dessus, que de la réalité au 6 mai 2012 ?

      Alors, relevez-vous le défi ?

  5. Dans les années mitterrandiennes, chaque fois que le PS arrivait au Gouvernement, les caisses de l’Etat étaient pleines. Ils se dépêchaient de tout gaspiller au plus vite, tout en hurlant qu’ils avaient trouvé une situation catastrophique. Et ce, malgré les preuves du contraire…
    Battus aux élections, la droite prenait la relève, se retroussait les manches et rétablissait l’équilibre, remplissant à nouveau les caisses autant que faire se pouvait. Ceci au prix de décisions rigoureuses mais impopulaires => ce qui les faisait immanquablement battre aux élections ; et le cycle recommençait !

    Aujourd’hui, le PS retrouve sa stratégie favorite. La seule différence est que la conjoncture n’est plus du tout la même. Il n’est plus question de richesse, mais de SURVIE du pays.

    La crédibilité de la France, basée sur la rigueur et la dynamique impulsées par le Président Nicolas Sarkozy ne peut durer qu’a la condition de continuer, avec volonté et compétence, sa stratégie.

    Or, trois fois hélas, Normal 1er n’a qu’une idée en tête : effacer toute trace politique et personnelle de ce grand Président.

    Il suffit de voir l’évidente satisfaction qu’il a à se croire le « maître du monde », à pulvériser avec constance et acharnement, et ce dès ses premiers jours de « règne », la crédibilité et la parole de la France pour que les plus grandes craintes soient, non pas permises, mais de mise.
    Ne comprenant pas les mises en garde des Chefs d’État beaucoup plus compétents, influents et expérimentés que lui, dirigeants de pays plus forts et compétitifs que le nôtre (qui n’est plus, depuis longtemps, la glorieuse référence d’antan), il se gargarise avec ostentation des « victoires » qu’il s’attribue généreusement et avec beaucoup d’utopie.

    Avec de tels procédés, et à un tel rythme ; avec tant d’incompétence et d’impudence, combien de temps résistera notre pauvre pays ? 1 an ? 6 mois ? Moins, peut-être ?

    Sinistre conséquence de la sinistre inconséquence des Français.
    Résultat de la constante et efficace manipulation des médias, certes. Mais comment peut-on avoir été aussi crédules, aussi naïfs ?

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