La droite et la gauche expliquées par le fils prodigue

La droite et la gauche expliquées par le fils prodigue

En général, le premier truc qu’on apprend en politique est la différence entre la droite et la gauche. Pour ceux qui n’arrivent déjà pas à les distinguer quand ils sont au volant, il y a un moyen simple qui s’appelle la socialisation. Vers 12 ans, chaque enfant penche pour un des deux côtés en fonction de son milieu familial. Il adhère ou non aux valeurs de ses parents et les défendra coûte que coûte durant tout le reste de sa vie, en ignorant qu’il ne les a même pas choisies lui-même.

Il y a pourtant une fable simple pour expliquer la différence entre la droite et la gauche : la parabole du fils prodigue.

« Il y dilapida son bien dans une vie de désordre »

« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir ». Et le père leur partagea son avoir. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un pays lointain et il y dilapida son bien dans une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans l’indigence ». Le plus jeune fils c’est la gauche. Elle dépense à tout-va quand tout va bien et pleure quand vient la crise. C’est une cigale qui ne sait pas gérer l’argent mais qui le gaspille quand même. Mais reprenons l’histoire avec ce qui arriva au plus jeune fils.

« Il alla se mettre au service d’un des citoyens de ce pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait. Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien d’ouvriers de mon père ont du pain de reste, tandis que moi, ici, je meurs de faim ! Je vais aller vers mon père et je lui dirai : « Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers » ». Le père c’est la droite. On le déteste comme le patron ou l’autorité mais ses enfants reviennent toujours vers lui pour reconnaître – un peu tard – leurs erreurs. Lisons la suite…

« Il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié : il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : « Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils ». Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe, et habillez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, des sandales aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé ». Et ils se mirent à festoyer ». Il est bon de pardonner. Mais les gens doivent faire leurs preuves. La droite préfèrera toujours l’entraide à l’assistance et la cohésion à l’assistanat. Elle se trahit quand elle dépense aussi joyeusement pour aider ceux qui ont gaspillé sans penser eux-mêmes aux autres. Cela ne doit pas devenir normal.

Cette gauche qui soutient toujours le délinquant et non la victime, l’élève et non le maître

« Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses. Appelant un des serviteurs, il lui demanda ce que c’était. Celui-ci lui dit : « C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a vu revenir en bonne santé ». Le fils aîné c’est la droite. Il n’aime pas les profiteurs qui se tapent le ventre et se remplissent la panse pendant que d’autres suent sang et eau. Il croit dans l’effort, le mérite et la récompense. C’est pourquoi il refuse qu’un pays comme la France prétende vivre au-dessus de ses moyens dans l’oisiveté et en ne travaillant que 35 heures. Et pourtant…

« Alors il se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit pour l’en prier ; mais il répliqua à son père : « Voilà tant d’années que je te sers sans avoir jamais désobéi à tes ordres ; et, à moi, tu n’as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a mangé ton avoir avec des filles, tu as tué le veau gras pour lui » ! Alors le père lui dit : « Mon enfant, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé ». La droite est magnanime : elle ne jette pas la pierre à la brebis galeuse égarée mais sait juger les siens avec justesse. Même si la justice n’en sort pas gagnante : comme d’habitude, on met en valeur celui qui n’a rien foutu et on ne récompense jamais celui qui a vraiment travaillé.

Il y en a assez de tendre l’autre joue à ceux qui profitent du système. La différence entre la droite et la gauche, c’est que l’une défend le mérite quand l’autre soutient l’amoralité. L’une comprend les deux fils quand l’autre ne soutient que le fils prodigue alors qu’il est moins valeureux et valable que le fils prodige. La gauche comprend de cette histoire que le fils aîné a un fond mauvais pour être aussi jaloux et ne travailler que pour être bien vu de son père. C’est pourquoi elle soutient toujours le délinquant face à la victime et l’élève face au maître. La droite elle comprend que le fils le plus jeune est allé voir ailleurs car il ne se sentait plus tout à fait intégré dans sa famille, mais elle veut y remédier.

Un grand merci à Luc 15, qui se reconnaitra, pour cet article d’une vérité biblique.

A propos de Damien Paxau

Rédacteur en chef du blog EN RASE CAMPAGNE sous le nom de Carbone 12. UMP historique et soldat de la reconquête. http://en-rase-campagne.over-blog.com/

6 commentaires

  1. Merci.

    Peut-être qu’on pourrait la raconter à François Hollande et Jean-Marc Ayrault, qui apparemment ont cru nous faire la morale avec leur idée du redressement dans la justice. Comme si la droite, c’était le déclin dans l’injustice.

    Heuresuement ils ont bien vite été renvoyés à leurs propres carences.

  2. La question n’est pas tant de savoir si la droite est le peuple élu ou pas : il doit très certainement exister dans la Bible d’autres textes qui mettent en valeur des valeurs de gauche tout à fait légitimes.

    Mais ce texte montre surtout à l’oeuvre l’un des maux de la société française contemporaine, le manque de reconnaissance envers ceux qui font des efforts et la mise en valeur excessive de ceux qui ne se contentent que de vivre aux dépens des autres.

    • Complètement d’accord avec cette précision apparemment nécessaire. Au moins pour quelques-uns. ;)

      Quant à l’utilisation de cette parabole ultra connue, bravo !
      Elle est parfaite et inattendue. Et si adaptée… :)

  3. cette fable est plus que réaliste ayant connu ce probleme avec ma soeur …. travaillant un peu dans une fonction publique… etant en arret maladie depuis des annees alors que cela ne l’empeche pas de voyager, de sortir bref de ne rien faire et bien sur jalousant ceux qui neont des revenus plus importants grace a leur travail ! mais qui n’on,t jamais ete a la charge de la societe. devinez qui vote a gauche ?

    • J’ai deviné…la soeur vote à gauche, normal les allocs ne sont pas à la hauteur de la fatigue à ne rien faire!
      Sur ce, je vais me coucher, samedi 20h30 après avoir bossé 9h tous les jours depuis 13 jours… et c’est moi qui devrait participer à payer ses allocs????
      La justice sociale n’est plus ce qu’elle était (humour)
      nb:j’exerce une profession indépendante!

  4. C’est bien , c’est bien ! très très normatif , très patronnal !
    Autrement dit , vous ètes le peuple élu , incontestable ? ça ne donne pas envie !

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