Six centimes de baisse du carburant suffirait-il à nous réjouir ?
Nos médias à la recherche de la plus petite information positive pour rendre leur journal moins sombre que la situation ne l’est, nous assènent, reportage et preuves à l’appui, de cette réussite du gouvernement.
Mais que peuvent représenter 6 centimes face à la fluctuation des cours du brut et des monnaies dans un contexte géo- politico- économique aussi troublé ? Celle-ci ne tiendra pas longtemps et cette mesure coûteuse n’est au fond que de la poudre aux yeux en attendant le pire.
En effet, qui peut encore l’ignorer, même si nos angoisses légitimes étouffent le bruit assourdissant de bottes venu de l’Orient, des conflits violents sont de l’ordre du plausible.
Nous voilà donc dans l’urgence de réfléchir aux conséquences des conflits imminents. On pense prioritairement aux populations des pays belligérants et aux drames humains qui ne manqueront pas, mais aussi aux impacts économiques pour une Europe déjà bien mal en point. Sans tomber dans un catastrophique à tous crins, les sujets d’inquiétude sont nombreux, jusqu’à envisager que nos économies, et par voie de conséquence nos modes de vie, en seront bouleversés.
Qu’adviendra-t-il quand les approvisionnements en pétrole seront paralysés ?
Quelques soient les circonstances qui conduiront immanquablement à des difficultés d’approvisionnement, les conséquences seront sévères. Le défaut d’approvisionnement en gaz et en pétrole aura des impacts sur l’ensemble de l’économie, avec des réactions en chaîne liées à une rareté de l’offre et donc un prix du brut à des niveaux jamais connus.
Deux euros le litre, c’est encore aujourd’hui le seuil de l’intenable aux yeux des particuliers et des professionnels (transporteurs, pécheurs, agriculteurs en tête), demain qu’en sera-t-il ?
Il sera alors temps de se poser la question du pourquoi de cette dépendance envers les énergies d’origine fossile et pire encore, envers les pays producteurs au cœur des conflits à venir et qui sont, pour la plupart, à l’idéologie dangereuse. Cette dépendance, est aujourd’hui subie et probablement voulue pour des raisons géopolitiques discutables.
Voilà un triste constat du à la simple et mauvaise raison que la France comme d’autres, États-Unis en tête, n’ont pas investi massivement dans tout ce qui nous aurait rendu énergétiquement indépendants. D’autant que les impératifs écologiques, hélas, si mal portés politiquement, sont incontournables.
Toutes les formes de production d’énergie sont des sources inexplorées pour notre remarquable recherche, que le manque de courage politique, auquel s’ajoute les lobbys tous puissants, n’ont pas permis de développer, et ce, au temps des vaches grasses.
Le soleil, le vent, les marées, la température de la terre, la pile à hydrogène, la biomasse, et d’autres encore inexploités. Ce gâchis, hélas, est à déplorer.
Mais comptons sur nos facultés inépuisables d’adaptation aux conditions extrêmes pour rebondir et nous sortir de l’impasse énergétique dans laquelle nous n’avons pas su nous extraire. Nous avons loupé le coche dès le premier choc pétrolier alors soyons vigilants pour le prochain qui hélas ne saurait tarder …
Opposition Républicaine

Quelle juste mais triste analyse !
Lucide et clairvoyante, nous n’aurons plus qu’à nous mordre les doigts lors de l’échéance probablement inéluctable.
Encore nous reste-t-il à espérer que ces tensions ne génèrent pas d’autres conséquence encore infiniment plus graves et jamais connues jusqu’à ce jour.
Histoire de garder le moral, je vais me focaliser sur votre conclusion. et puissiez-vous dire vrai !
Combien j’aimerais que nous nous trompions et que rien de cela n’arrive jamais !!
Notre modèle de société est en danger mais je suis certain qu’il n’est jamais trop tard. Notre histoire nous montre que nous avons su réagir face aux circonstances même les plus douloureuses. Voilà ce qui me garde optimiste mais sans naïveté ….HÉLAS !!