L’enfer est pavé de bonnes intentions. C’est en croyant créer le paradis sur terre qu’on l’inflige aux autres, en leur menant la vie impossible sous prétexte de vouloir absolument leur faire changer de comportements. Il en est ainsi des défenseurs de l’environnement, disciples d’une écologie punitive et négative qui prend en otage le débat public. Le propre d’un discours dominant, c’est de faire oublier qu’il vient d’une minorité car il est accepté par la majorité. Le discours écolo en est un.
Il y a 20 ans, les militants du développement durable faisaient gentiment rigoler. Mais c’était difficile de prendre au sérieux une troupe de paysans du dimanche prônant l’agriculture bio un bouquet de fleurs à la main et un attroupement de junkies du lundi prouvant, un joint d’herbe à la bouche, que la jeunesse était bel et bien décadente. Aujourd’hui, leur jargon vide de sens et plein de non-sens a gagné. On parle de « préservation de la biodiversité », de « principe pollueur-payeur » et de « lutte contre le réchauffement climatique ». Il faut parler la langue verte, même si elle pollue.
A l’image du message des entreprises. Elles ont adopté le discours insoutenable de la responsabilité sociale, ni durable ni tolérable pour ceux que l’environnement inquiète vraiment. Cela consiste à mettre en valeur ses actions en faveur de la nature pour montrer qu’on s’engage pour un monde meilleur. Ce qui n’était au départ qu’une initiative volontaire est devenu une obligation légale, ce qui fait douter de la sincérité de la démarche. Ce qui était au départ un acte désintéressé est devenu un moyen de faire des bénéfices. Profitable sur les plans du commerce et de la communication, l’idée est contestable sur les plans de l’éthique et de l’étiquette.
A l’image du message des publicités. Les épiciers et poissonnières de la réclame lavent plus vert que vert et c’est suspect. Les animaux de la forêt chantent pour remercier les voitures propres qui n’émettent plus aucun gaz à effet de serre. Les fabricants d’électricité produisent des énergies nouvelles qui ressemblent étrangement aux anciennes et qui n’éclairent personne.
Ce discours ambiant qui plombe l’ambiance s’est imposé car tout le monde l’accepte et fait avec. Les entreprises ne perçoivent plus les efforts pour moins polluer comme un coût mais comme un investissement car ils leur donnent une arme marketing de plus pour séduire les téléacheteurs. C’est le bon filon pour se différencier de la concurrence même si les dépenses en publicité sont du gaspillage. Les consommateurs en ont fait un critère discriminant pour leurs emplettes et regardent deux fois à la dépense. Plus que le Made in France ou le commerce équitable, l’empreinte carbone est le troisième argument de vente après le prix et la qualité.
Les associations écologistes ont gagné. Elles ont amolli le débat en imposant de manière autiste et autoritaire leur définition monolithique du développement durable qu’elles veillent à faire appliquer en véritables chiens de garde de l’inquisition moderne. Elles ont scellé un pacte de prostitution avec les entreprises, qui doivent respecter leurs commandements pour ne pas subir un déficit d’image synonyme de chute des ventes. Nike avait payé cher de faire travailler les enfants et McDo peut regretter d’utiliser deux fois la même huile pour faire ses frites.
Les agences de notation modernes ne se nomment pas Fitch, Moody’s ou Standard & Poor’s ; mais bien WWF, Greenpeace et France Nature Environnement. Elles dictent leur logique malthusienne à une société triste qui culpabilise quand elle consomme alors que c’est le signe de la réussite. Le Grenelle de l’environnement a été un pas de trop franchi dans cette funeste descente aux enfers car elle a fait entrer le diable dans la maison en instituant le rôle co-décisionnaire et non plus consultatif de ces dites associations démoniaques.
Les médias sont complices et sont loin d’être des anges dans cette affaire. Ils ont relayé cette mentalité râleuse et finalement peu exigeante qui consiste à demander des comptes aux producteurs au lieu de se responsabiliser comme citoyens. Les premiers remplissent la formalité administrative pour se donner bonne conscience et la donner aux seconds. Le discours infernal de l’écologie nous a amputé de la faculté à penser par nous-même et à assumer nos choix. Et dire qu’il ne s’agit que d’une mode, sans crédit ni crédibilité.
Opposition Républicaine

Entièrement d’accord avec votre analyse sur les diktats de ces prétendus écologistes.
Depuis toujours, je suis pour la véritable écologie, celle du bon sens (par exemple : ne pas mettre 4 ou 5 emballages super-polluants autour des pots de yaourts bio, ou autres stupidités du genre…)
Dans le même temps, je suis complètement opposée à ces mouvements qui ne sont que des pastèques irresponsables et en goguette.
Une petite anecdote, juste pour rire (pas vert, mais jaune) :
Il y a déjà un bon nombre d’années, les écologistes allemands estimaient que les voitures polluaient trop. Ce qui était sans doute vrai.
A l’époque, ils étaient tout puissants et ont donc réussi à imposer l’essence sans plomb. Ce qui a entraîné la modification des pots d’échappement devenus beaucoup plus chers, en raison du platine indispensable à leur fonctionnement (ne me demandez pas pourquoi : c’est trop compliqué pour moi)..
Après 2 ans (ou 3, je ne sais plus exactement), ces écolos se sont rendus compte que le remède était bien pire que le mal.
Alors, contrairement aux Français, qui aiment empiler des âneries de plus en plus graves et néfastes, en personnes réalistes et responsables, ils ont voulu faire marche arrière.
Mais, cette fois, leur toute puissance a été vaincue par le lobby automobile. La puissance de l’argent a été la plus forte, même face à une formation aussi puissante que celle des écologistes allemands.
Vous devinerez bien la suite ? Facile ! C’est justement le moment qu’a choisi la France pour adopter cette pollution pire que celle qu’elle devait combattre.
Aujourd’hui, on nous rebat les oreilles avec les voitures prétendument non-polluantes, les voitures électriques. Ah oui ? Laissez-moi rire !!! Jaune encore…
Qu’elles ne polluent pas pendant qu’elles roulent, admettons. Encore que…
Mais avant et après ? Je veux dire, en amont et en aval ?
Car, si je ne m’abuse, pour rouler, il leur faut de l’électricité, beaucoup d’électricité. Et on la produit comment cette électricité ? Grâce aux moulins à vent que sont nos Pieds Nickelées ???
Et quand les batteries sont HS, on s’en débarrasse comment ? Et ça, ça ne polluent pas ? Mais ils nous prennent vraiment pour des demeurés.
Le simple du village, c’est la Fraise des bois. Pas nous.
« Quand on mettra les cons sur orbite, tu n’as pas fini de tourner. » (Michel Audiard).
Et si on mettait les écolos et les socialos sur orbite, le ciel serait durablement bien encombré. Et plus que pollué !!!…