Les Verts, premiers cocus du quinquennat

Les Verts, premiers cocus du quinquennat

Les Verts et l’Ecologie, premiers cocus du quinquennat de Monsieur Hollande

Depuis quelques jours, les tensions entre le PS et Europe Ecologie-les Verts, déjà existantes et liées notamment à l’éviction de Nicole Bricq du ministère de l’écologie, s’accumulent.

Ces tensions, qui remettent en cause la solidité d’une majorité présidentielle déjà pleine d’incohérences (cf question sur la dépénalisation du cannabis par exemple) et qui traduisent l’irritation de certaines formations de gauche à l’égard de l’attitude hégémonique d’un PS désormais détenteur de tous les pouvoirs politiques, se sont notamment manifestées lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale du mardi 26 juin

Les 17 députés EELV ont tout simplement décidé de voter blanc, refusant ainsi de voter pour le candidat socialiste Claude Bartolone !

Ce dernier, élu avec 298 voix contre 185 pour le sortant UMP Bernard Accoyer, n’a donc pas bénéficié de l’apport des voix écologistes, qui ont ainsi voulu protester contre le refus du PS de leur accorder la présidence de la commission du développement durable de l’Assemblée. « Au vu du mode de gestion de la majorité en ce début de législature, nous votons blanc », a déclaré le coprésident du groupe écologiste, François de Rugy.

Le député de Paris Denis Baupin (EELV) a quant à lui dénoncé “un accord non respecté, en ajoutant : « On veut continuer à discuter jeudi, à partir du moment où il y avait un accord qui n’a pas été respecté ». Il a évoqué un accord passé entre Cécile Duflot, alors secrétaire nationale des Verts, et Martine Aubry, première secrétaire du PS, prévoyant l’attribution au groupe EELV d’une présidence de commission et d’une vice-présidence de l’Assemblée.

En contrepartie, le PS a proposé à EELV une vice-présidence de l’Assemblée et la présidence de la commission aux affaires européennes, qui ne fait pas partie des huit commissions permanentes. Le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux a regretté ce vote, en affirmant qu’ils “avaient le choix entre un candidat de gauche et un candidat de droite : moi dans ces cas là, je vote toujours pour un candidat de gauche”. Il a ajouté :« Il faut qu’on apprenne à travailler de manière plus générale et sans spécialité acquise les uns avec les autres. De ce point de vue, je trouve que la proposition de la commission des affaires européennes aux Verts montre bien, face aux enjeux de l’Europe, la façon dont nous entendons travailler ensemble dans cette majorité ».

Elle montre surtout toute la considération du PS à l’égard de ses partenaires au sein de la majorité ! Ainsi que l’incohérence de cette majorité, dont les composantes ne sont pas prêtes à travailler ensemble.

Mais l’ire des écologistes remonte au remaniement ministériel du gouvernement Ayrault ayant suivi les élections législatives, et au cours duquel la ministre de l’écologie, Nicole Bricq, a  été mutée au Commerce extérieur en raison de la question des forages Shell au large de la Guyane, forage auquel la ministre n’était pas favorable.

Cette mutation marque un revirement gouvernemental sur le sujet qui a provoqué une vaste polémique : les défenseurs de l’environnement ont vivement critiqué l’attitude du gouvernement. Pascal Durand, qui vient de succéder à Cécile Duflot à la tête d’EELV, a ainsi déclaré :Je ne sais pas si elle est vraiment partie à cause du forage en Guyane, si c’est le cas, c’est très grave, c’est un très mauvais signal que ce gouvernement enverrait à l’écologie, et même en général à la société”, en ajoutant : « L’écologie n’est pas une variable d’ajustement en fonction du moment et de l’humeur des uns et des autres ».

Pour calmer une polémique qui ne s’apaise pas, Delphine Batho, nouvelle ministre de l’écologie, a promis une refonte du code minier, précisant dans un communiqué : « Cette refonte a pour objectif de renforcer les procédures de concertation des populations concernées par les demandes de permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures préalablement à leur autorisation ».

En réalité, le gouvernement Ayrault a cédé aux pressions de la compagnie Shell mais aussi des élus guyanais qui espèrent par ce forage des retombées économiques importantes. Jean-Vincent Placé, chef de file des Verts au Sénat, a parlé de “premier bémol” du gouvernement, indiquant que le gouvernement envoyait ainsi un “drôle de message”. Pour la sénatrice UMP Chantal Jouanno, il s’agit là d’une “trahison par rapport aux principes de l’écologie”.

On l’a vu pendant la campagne présidentielle, avec une quasi-absence de propositions dans le programme socialiste, et on continue à le voir maintenant que le PS a pris les rênes du pouvoir : l’écologie  est loin d’être une priorité du gouvernement socialiste, alors que le principal allié du PS au sein de la gauche non-socialiste est…EELV.

La Droite, depuis 2002, et surtout sous le quinquennat Sarkozy  avec le grenelle de l’environnement, a montré qu’elle était capable de traiter ce sujet, essentiel, de manière sérieuse et même efficace.

Il revient à la Droite, maintenant qu’elle est dans l’opposition, de proposer également une alternative sur les questions d’écologie complètement négligées par une gauche désireuse avant tout d’augmenter les dépenses et de réaliser des cadeaux électoraux avec de l’argent qui n’existe pas, tout en pratiquant la langue de bois sur le matraquage fiscal, désormais évident, qui est en préparation.

A propos de Nareg

Un commentaire

  1. Ça commence ! Et ce n’est qu’un début !

    Côté véritable écologie, on peut se faire du souci.

    Côté « pastèques », ils sont gourmands ! Car, avec leur 2%, ils ont été plus que largement servis et « récompensés ».

    Mais c’est comme ça ! On leur donne le petit doigt, et ils vous prennent tout le bras. Et même, s’ils le peuvent, les deux bras !!!…

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