[gn_heading style="1"]Nathalie Kosciusko-Morizet : un choix clair des valeurs de droite en lieu et place d’un duel[/gn_heading]
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Avant et pour que la droite songe à 2017 , Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite un préalable : que l’UMP se définisse dans un référentiel de valeurs – clairement à droite et dans les pas de l’ancien chef d’Etat propose-t-elle. Réduire le congrès de novembre à un « combat de chefs avant l’heure » serait en particulier aussi peu stratégique, peu pertinent, décevant pour les électeurs que précipité.
Ne pas réduire le choix de la présidence à un combat de chefs avant l’heure
Elle n’a choisi ni l’écurie « Team Copé », ni l’écurie « Team Fillon ». Elle ne veut pas que l’échéance de novembre pour l’UMP se réduise à l’affrontement des ambitions de deux rivaux, François Fillon, candidat déjà déclaré, et Jean-François Copé, futur candidat, tous deux ayant clairement l’Elysée comme objectif. Il s’agirait alors d’un combat des chefs avant l’heure :
« 2017 est zéro d’actualité aujourd’hui ; l’urgence serait plutôt les municipales de 2014.»
D’autant que ce conflit de personnes plonge nombre de militants dans le désarroi, comme constaté lors de sa récente tournée des fédérations de France.
Saisir l’échéance pour plutôt poser un choix de valeurs de droite claires et assumées
Ralliée à l’optique d’Alain Juppé, elle plaide pour une alternative au duel Copé-Fillon, pour une présidence de l’UMP déconnectée de l’enjeu de la prochaine présidentielle : au-delà des égos, des visions court-termistes aussi peu nobles et peu à la hauteur des enjeux que dévastatrices pour notre France, elle demande que cette échéance soit pour sa famille politique l’occasion de faire preuve de «clarté dans ses valeurs» de droite, valeurs clairement assumées, clairement exprimées, valeurs fédératrices des sensibilités de droite, cap à tenir dans un monde en pleine tempête, valeurs au service de générations en mal de repères («Nos militants attendent qu’on dise clairement où l’on est»). Derrière cette demande à sa famille politique, les convictions profondes de l’ancienne Ministre :
« Je crois en la rectitude et en la clarté politiques ; je crois en la droiture.»
Une présidence pour un crédo incluant clairement les valeurs du sarkozysme.
Reprenant la ligne directrice de la campagne : « Ni concession avec le PS, ni compromission avec le FN», c’est autour de valeurs clairement de droite qu’elle souhaite que l’UMP se définisse :
« Je me reconnais dans les valeurs cardinales que sont le travail, l’autorité, la responsabilité. »
Dans les pas de l’ancien chef d’Etat, elle demande également à sa famille politique d’adopter un alliage de bon sens entre Réforme, Ouverture, Tradition et Indépendance pour une France droite :
- France indépendante et souveraine : dans le sillage du gaullisme, maintenir le rang de la France ;
- France alliant tradition et réforme : France qui se souvient de son passé pour mieux construire sa modernité et asseoir une indépendance durable ;
- France de la réforme : restaurer la souveraineté de la France par la pertinence des solutions techniques (compétitivité, finances, énergies) ;
- France de l’ouverture : France du refus des extrêmes, France européenne ;
- France fidèle à la grand famille de l’UMP et France de l’éthique politique : Intégrité Vérité & Détermination en lieu & place du court-termisme électoraliste.
Enfin, répondant aux demandes des fédérations, elle demande de reconfigurer l’UMP très centralisée, hier construite en vue de l’élection présidentielle, pour réinvestir les territoires.
En demandant que le choix de la présidence soit plus une occasion pour l’UMP de se définir dans un référentiel de valeurs, elle insiste pour que ce choix se porte en faveur des valeurs clairement à droite et dans les pas de l’ancien chef d’Etat, NKM ayant à cœur de « fédérer les Français qui se sentent orphelins de Nicolas Sarkozy.»
Plus une candidature dissuasive, pour un choix clair et fondateur à la hauteur des enjeux.
NKM a présenté une candidature. Candidature « apaisée » face à ses adversaires - elle n’est ni contre l’un, ni contre l’autre -, cette candidature n’est pas une fin en soi ; cette candidature est dissuasive :
« Je demande que ces trois éléments – la clarté, la réforme, l’organisation – soient repris et partagés.
Sinon je serai tentée de les partager avec les adhérents. »
NKM demande avec force un choix des valeurs et non un duel, la reprise des valeurs portées par l’ancien chef d’Etat et non l’affrontement des égos au-dessus des intérêts de la France. Demande à la hauteur des véritables enjeux, à hauteur de ce que la France – et derrière elle nombre de sympathisants de droite récusant le duel d’égos – et la Droite méritent.
Opposition Républicaine

C’est pour cela que je soutiens NKM à la présidence de l’UMP