Le nouveau pouvoir réagit plus par idéologie qu’il n’agit.
En effet, avides du pouvoir suprême, longtemps convoité, les membres du gouvernement veulent sans doute montrer à l’opinion publique leur volonté de réformer en engageant rapidement les mesures qui engageraient la France sur la voie du «changement c’est maintenant».
Ces «bonnes intentions» se font hélas dans la précipitation et presque dans la frénésie de défaire ce qui a été fait.
L’idéologie l’emporte sur la réflexion, l’objectivité et même sur la concertation comme chacun a pu le constater à plusieurs reprises.
On pense immédiatement à la semaine scolaire de 4 jours annoncée avant même toute concertation qui a obligé Ayrault à un rappel à l’ordre de ses ministres.
La suppression des tribunaux pour jeunes délinquants ayant commis des actes graves est un autre exemple de cette «urgence» à déconstruire, non réclamée par les français. Elle aura cependant l’avantage de s’assurer le soutien d’une justice dont le fléau de la balance penche à gauche.
La suppression des peines planchers, qui permettra aux multirécidivistes d’être moins sévèrement condamnés, sera bien une mesure en réaction au volontarisme du précédent gouvernement pleinement engagé dans la lutte contre la délinquance.
Autre mesure en préparation, le récépissé que devraient remettre les policiers et gendarmes aux personnes faisant l’objet d’un contrôle d’identité. Autre façon de donner un signal aux jeunes des banlieues supposés harcelés par les forces de l’ordre en raison de leur faciès.
Il est à noter que l’absence de toute concertation préalable provoque déjà un tollé des principaux syndicats de police.
Il est certain que l’annonce d’un tel projet, avant les législatives, même s’il ne devait pas aboutir, devrait satisfaire une part de la population. Mais c’est aussi une façon de réprouver les modes d’action de la police et de réagir par pure idéologie ou par pur angélisme.
La mesure qui verra le retour des taxations sur les successions sera sans doute moins appréciée par les français attachés à leur patrimoine, même modeste. Encore une fois, la décision sera guidée par l’idéologie de gauche qui fait du riche, de celui qui possède, une cible. Il est fort probable qu’un référendum sur la question montrerait que les français n’y sont pas favorables.
Quant au redressement productif, la tâche sera rude et le ministre préfère déjà annoncer qu’il y aura des échecs.
Déclaration productive, ce n’est pas certain. Mais l’impétrant s’améliore cependant en reconnaissant que la «question de la compétitivité est centrale». Alors reprenant le flambeau de la droite, Montebourg va-t-il alléger les charges des entreprises ou bien l’idéologie reprendra-t-elle le dessus et les taxes infligées au tissu industriel serviront-elles à financer, en partie seulement, les dépenses publiques promises par François Hollande ?
Opposition Républicaine
