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En vue du congrès de l’UMP et l’élection des mouvements. Nous vous proposerons, jour après jour, une petite découverte des différents « courants » ou « mouvements » de l’UMP. Vous pouvez retrouver l’article précédent sur la droite populaire ici. Aujourd’hui nous allons nous intéresser à la droite sociale et à leurs propositions pour les classes moyennes.
Lancé en 2010 par Laurent Wauquiez, le groupe de la Droite sociale est une initiative collective d’une cinquantaine d’élus issus des familles démocrates chrétiennes, gaullistes sociales et centristes.
Convaincus que les thématiques sociales sont un élément essentiel de la réflexion au sein de l’UMP et du gouvernement, ces élus ont pour ambition de constituer une force de propositions pour répondre aux préoccupations des classes moyennes, notamment pour relancer l’ascenseur social et favoriser des parcours de promotion.
Les membres de la Droite Sociale veulent restaurer l’équilibre entre les Droits et les Devoirs au sein de notre société, élément clé de la justice sociale.
Voici un extrait des principales propositions de la droite sociale concernant les classes moyennes.
La priorité pour le pouvoir politique, ce ne sont pas seulement les plus pauvres, mais les classes moyennes, et surtout les classes moyennes modestes.
Une approche qui ne se concentrerait que sur les plus fragiles n’est pas au rendez-vous du social.
Elle oublierait que la fertilité des classes moyennes : par les valeurs qu’elles portent (l’attachement au travail, à l’effort, à l’entrepreneuriat, à la qualité de l’éducation. C’est une priorité pour 68% d’entre elles selon un sondage IFOP.
Elles sont le moteur de l’ascenseur social et le socle de notre cohésion. C’est à travers elles que se joue la dynamique du contrat social républicain. Le problème, c’est que notre système de protection sociale repose aujourd’hui sur des seuils et qu’il nourrit un sentiment d’injustice et d’iniquité. On peut voir ses aides disparaître du jour au lendemain, tout cela parce qu’on gagne quelques dizaines d’euros de plus. Pour réduire le sentiment d’iniquité, mieux vaut avoir des aides qui diminuent petit à petit.
Le second point, c’est que notre système d’aide est resté trop longtemps fondé sur l’impôt sur le revenu.
Cette approche n’est pas pertinente. Il faut prendre en compte toutes les ressources du foyer. Cela doit s’accompagner, en contrepartie, d’une logique de droits et devoirs beaucoup plus exigeante. Selon l’étude IFOP, 8 Français sur 10 pensent qu’il y a trop d’assistanat en France. Ce qui ruine l’adhésion des classes moyennes au projet social, c’est qu’elles ont l’impression que le système de protection s’arrête à leur porte et que, de l’autre côté, beaucoup d’abus sont financés par leurs impôts. Cette double mécanique est ravageuse. Il faut davantage lutter contre les arrêts de travail abusifs et les fraudes à la sécurité sociale.
Sur le logement les injustices sont flagrantes.
Dans les années 1960, une famille mettait 15 à 20 ans pour devenir propriétaire ; on est passé à 30 ou 40 ans aujourd’hui. Il faut trouver le moyen de faire baisser le coût du foncier qui est, en France, beaucoup trop élevé. Il faudrait mettre en place un système de prêts pour l’accession à la propriété dans les organismes HLM et réorienter le 1% logement vers les classes moyennes modestes, auxquelles il était initialement destiné.
Une grosse difficulté pour les parents des classes moyennes, c’est le financement des études de leurs enfants, et notamment du logement.
Le sondage montre que seules les classes moyennes invoquent une raison pécuniaire au fait que leurs enfants étudiants habitent encore sous leur toit. Une solution intéressante serait de mettre en place un système de prêts ascenseur social. Les jeunes ne remboursent qu’une fois qu’ils ont leur premier job et en pourcentage limité de leur revenu. La différence avec les prêts étudiants, c’est qu’ils seraient, eux, accessibles à tous les étudiants. Il faudrait un dispositif de portage qui permette d’en limiter fortement le coût et surtout un système de mutualisation. Celui qui termine ses études avec un très bon métier rembourserait plus et plus vite, ce qui permettrait de mutualiser pour d’autres étudiants qui ne sont pas, à leur sortie d’études, sur les mêmes grilles de rémunération. Et le remboursement serait suspendu provisoirement en cas de perte d’emploi. Le système existe en Suède et fonctionne très bien.
Enfin, nous devons travailler sur la fiscalité, un enjeu majeur pour les mois à venir. Il faut poser la question de l’absence de plancher fiscal. C’est tout l’objet de la lutte contre les très grosses niches fiscales pour les très gros revenus. La première justice, c’est de s’assurer que celui qui a un très gros revenu paie un minimum d’impôt.
Source : La droite sociale
Opposition Républicaine
