Pour plus de démocratie chez les Jeunes UMP

Pour plus de démocratie chez les Jeunes UMP

Personne ne connaît, à l’heure actuelle, la date précise de l’élection du prochain Président des Jeunes Populaires. Théoriquement prévue à la fin du mois d’août, au terme du deuxième mandat de Benjamin Lancar, l’équipe dirigeante de l’UMP a finalement décidé de la repousser, pour cause de Congrès, au début de l’année 2013.

Peu d’adhérents s’en sont émus. L’élection du Président du Mouvement, au regard du contexte, présente, il est vrai, une toute autre importance. Les défaites successives, le départ (temporaire ?) de Nicolas Sarkozy, les incohérences du pouvoir socialiste, l’expliquent aisément. Mais pas seulement.

Depuis 2002, seuls les militants très engagés en politique se passionnent vraiment pour l’élection du chef de file des jeunes de droite. Pour la grande masse des adhérents, ce vote semble bien lointain, et manque de transparence. Comment s’intéresser à une élection pour laquelle on n’est pas même consulté ?

Car c’est bien là que le bât blesse. Dans le système actuel, seuls les Conseillers Nationaux des Jeunes Populaires (CNJP) sont habilités à voter pour le Président des Jeunes UMP. Or, ceux-ci ne représentent guère plus de 10% de l’ensemble des adhérents (au nombre de 18 000), qui sont nombreux à regretter ce mode de scrutin.

Élus quelques semaines avant le Président, par fédération, les CNPJ, se voient par ailleurs, à chaque élection, fortement accusés de manquer d’indépendance. Ces allégations, fondées ou non, n’en finissent pas de ternir l’image de l’UMP et de ses jeunes, et surtout elles découragent les militants.

Principal soutien de François Fillon chez les « Jeunes Pops », Mahmoud Tall, désormais candidat, a pris conscience de ces attentes. C’est pourquoi il s’est inscrit très tôt dans la voie tracée par l’ancien Premier ministre, qui plaide depuis des mois pour davantage de démocratie interne : « Les Jeunes Populaires doivent avoir la possibilité de désigner eux-mêmes celui ou celle qui aura la charge de les représenter, pour renforcer la légitimité de la fonction. L’élection du Président de l’UMP, ouverte à tous les adhérents, le prouve : notre mouvement est aujourd’hui prêt à satisfaire cette exigence démocratique légitime, » déclare-t-il.

Un vote papier, organisé par les fédérations, serait mis en place.

En leur donnant la parole, Mahmoud Tall espère ainsi amener davantage d’adhérents à s’engager plus activement dans la vie du mouvement, première étape qui doit les conduire sur la voie du militantisme de terrain.

Ses propositions inédites en matière de formation des adhérents, mises en ligne sur son site (www.inspirezunegeneration.fr) la semaine dernière, avaient déjà pour but de bousculer les certitudes au sein du mouvement jeunes.

À cet égard, Mahmoud Tall s’attend aux critiques, mais il n’en a cure : « Je ne pense qu’à mon parti » explique-t-il. Ca tombe bien, les militants de terrain aussi !

Stéphane Formont

A propos de Stéphane FORMONT

Me qualifiant d' Humaniste, Populaire et Novateur, j'ai adhéré à l'UMP en 2006 afin de soutenir l'action de Nicolas Sarkozy. Après une implication importante lors des campagnes de 2012, je souhaite contribuer pour le mieux à l'effort de reconquête. Je soutiens François Fillon à la présidence de l'UMP . Je suis solidaire de l'appel des onze secrétaires nationaux et je soutiens le club "La Nouvelle Donne". Adhérant à l'association des amis de Nicolas Sarkozy.

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