Que voulons-nous ?

Que voulons-nous ?

Je déteste les certitudes qui sont l’apanage des gens bien campés sur leurs position, qui n’acceptent aucunes contradictions, pas plus qu’un assouplissement de leur schéma de pensée, quand bien même on leur démontrerait qu’il existe une autre voie.

En revanche, les convictions, si elles sont le moteur de notre engagement, ne demandent qu’à être amendées, pour autant que nos yeux et nos oreilles nous amènent à réfléchir sur nous-mêmes et sur les autres.
Je suis empli de convictions et je me demande si elles sont partagées par le majorité des membres de notre famille politique. Alors, prenons les choses dans l’ordre.

Il n’y a pas beaucoup de doute sur le fait que nous ayons un objectif commun, une conviction commune, la reconquête de nos territoires et de l’Etat qui s’assortit de l’expulsion pure et simple de l’équipe au pouvoir.
Partager cette conviction, est une condition nécessaire, mais largement insuffisante. Car, si la finalité est claire pour tous, les moyens d’y parvenir ne font pas l’unanimité.

Regardez comme il y a des voix discordantes sur des sujets essentiels comme celui du mariage pour tous et de l’homoparentalité. Mais il y a plus grave … Il faudrait s’attaquer, sans faiblesse, aux fondements de notre système social qui, sans casser tout ce qui fait de notre pays un quasi-modèle pour beaucoup de nos voisins, aurait grand besoin d’être remis à plat. Et là, les résistances ne manquent pas, y compris dans notre famille politique. Pour la toute simple raison que la très grande majorité des foyers français compte, parmi ses proches, un ou plusieurs fonctionnaires, une ou plusieurs personnes bénéficiant d’un quelconque privilège …

Avant de nous attaquer aux causes de notre inertie et de notre rigidité, il va falloir convaincre toutes celles et tous ceux qui pensent que le progrès est une bonne chose, à condition qu’aucun inconvénient ne vienne les frapper !
Voilà, sans doute, pourquoi nos institutions publiques n’évoluent jamais au rythme de la nécessité.

Depuis des années et des années, les assouplissements et les allègements sont toujours inférieurs aux raidissements et aux alourdissements. On ne fait que ralentir la progression du mal, et encore, sans jamais ramener les fondamentaux au niveau souhaitable.

A l’évidence, nous n’avons rien à attendre de nos gouvernants actuels, embourbés dans le dogme et l’idéologie.

Alors, préparons-nous, dès maintenant, à repeindre le paysage de la France. Mettons-nous d’accord sur la couleur de la peinture et le nombre de couches à appliquer. C’est le seul moyen d’être prêts lorsque nous pourrons, enfin, intervenir sur le chantier.

A propos de Benoît Desaulle

Un regard amusé et trop souvent désabusé sur la politique ...

Un commentaire

  1. Encore d’accord avec vous, Benoît. :)

    Mais la tâche va être rude ! Et la route longue et difficile !…

    Car, même à Droite, nous avons fini par nous laisser influencer par le slogan-bannière constamment martelé par la gôôôche : « Préservons nos avantages acquis ! ». :(
    Certes, c’est confortable, mais ô combien périlleux pour l’équilibre budgétaire de la France. Et même pour l’ensemble des Français. Car nous savons tous que, tout comme pour les retraites, si nous ne faisons rien, le système va forcément imploser.
    1. La Sécu est un dinosaure sclérosé, mal organisé et mal géré, injuste, ultra-coûteux et avec un ratio qualité / prix très négatif.
    2. Les fonctionnaires sont mal répartis : trop là où c’est inutile et fait double, voire triple couche ; pas assez là où il y a un réel besoin ; trop souvent occupés à des tâches non valorisantes où rationalisation et utilisation des nouvelles technologies permettraient des gains de temps, de coût et surtout d’efficacité.
    3. En outre, il serait vraiment bienvenu de réfléchir à une simplification des bien trop contraignantes et inutiles paperasseries désuètes (parce que je n’ose pas écrire « obsolètes »). Résultat d’un empilage aussi forcené que généralement injustifié et d’un dépoussiérage jamais effectué…

    Si nous savons tous qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, beaucoup d’entre nous ont du mal à accepter l’idée d’être nous même l’un des œufs nécessaires à la confection des omelettes pour nos enfants. ;)

    Et pourtant, leur avenir ne peut en passer QUE par là.
    Autant nous mettre à l’œuvre dès maintenant. Car il y a déjà fort à faire.
    Et je n’ose même pas imaginer ce que ce sera après 5 ans de Nullitude !!! :(

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