UMP, seule la victoire est belle !

UMP, seule la victoire est belle !

« Seule la victoire est belle » ! Cette phrase n’est pas de moi, mais celle d’un grand marin français, Michel Malinovsky, deuxième sur la Route du Rhum en 1978, à 98 secondes de Mike Burch, et ce après 23 jours de course ! Se battre contre les intempéries, la fatigue, les ennuis mécaniques pendant presque un mois et perdre pour quelques secondes ! Autant dire que cette deuxième place a dû être difficile à digérer pour Malinovsky ! Pour autant, les deux protagonistes de cette issue mythique sont depuis devenus des amis, naviguant ensemble pour le plaisir !

Si ces deux marins exceptionnels ont su dépasser leur rivalité, j’espère de tout cœur qu’il en sera de même pour les deux leaders de l’UMP, François Fillon et Jean François Copé ! L’un des deux sera, le 18 novembre, le Président d’un grand mouvement politique aujourd’hui dans l’opposition. Il y aura donc un second. Ayant convaincu beaucoup mais pas assez pour la majorité des militants ayant voté pour l’autre candidat. Un mois de campagne à parcourir les routes de France de meeting en meeting, avec tous les tracas quotidiens, les imprévus, les ennuis. Un mois de campagne épuisante à tenter de convaincre que son projet est le meilleur pour l’UMP. Sa position de second sera naturellement inconfortable, c’est évident. La fierté blessée, l’orgueil et l’égo mis à mal par une défaite qui sera par définition surcommentée par une presse se délectant de la chute devant le podium. Pour le premier, celui ayant convaincu le plus grand nombre, la fatigue de la campagne sera passagère, car l’ivresse de la victoire et les enjeux à venir effaceront tous les tracas. Pour le second, cette fatigue sera un fardeau qui nécessitera de longs jours, voire de longues semaines, de récupération. C’est la dure loi de la compétition !

Pour autant, la campagne ne fait que commencer. Les deux hommes avancent, chacun avec son équipe de campagne, ses arguments, ses convictions, ses soutiens politiques. Ceci dit, quelle que soit l’issue de cette compétition interne surmédiatisée, il faut préparer l’après 18 novembre 2012. Avec toutes les forces en présence. Travailler sur la réunion de tous les militants derrière un programme ambitieux, avec un planning serré. Lancer la rénovation du parti pour le mettre en ordre de marche pour les prochaines échéances. Les Municipales de 2014 avec l’obligation de reconquête locale pour rétablir un maillage fort. La Primaire de 2016 où de nombreux candidats sérieux sont déjà prévus. La Présidentielle de 2017 qu’il convient de gagner car la situation nationale l’exige. En effet, je ne suis pas sûr que la France puisse se relever d’un deuxième quinquennat socialiste. Nous sommes donc nous, dirigeants, militants, adhérents, sympathisants, tous en partie co-responsables des futurs succès de l’UMP. Nous devons tous être unis derrière celui qui le 19 novembre aura le sourire. Quel qu’il soit !

Alors, oui, seule la victoire est belle dans une compétition. Mais pour moi, cette maxime est valable pour les Municipales de 2014 et pour la Présidentielle de 2017. Pour l’élection interne du Président, seuls le rassemblement et l’union seront les moteurs des futures réussites de l’UMP. En 2014, 2016 et surtout en 2017.

Addendum – Liste des soutiens politiques de chaque leader UMP au 12/10/2012

François Fillon :  l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, les ex-ministres François Baroin, Valérie Pécresse, Christian Estrosi, Gérard Longuet, Laurent Wauquiez, Claude Guéant, Roselyne Bachelot, Chantal Jouanno, David Douillet, Eric Woerth, Dominique Bussereau, Hervé Gaymard, Jean Tiberi, Philippe Richert, Nora Berra, Patrick Ollier, Jean Leonetti, Patrick Devedjian, Henri de Raincourt, Marie-Luce Penchard, Hubert Falco, Jean-François Lamour, Bernard Debré, Pierre Lellouche, l’ex-président du Sénat Gérard Larcher, Eric Ciotti. Selon un décompte du Monde, 78 députés, 71 sénateurs, 14 eurodéputés.

Jean François Copé :  l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, les ex-ministres Rachida Dati, Luc Chatel, Nadine Morano, Hervé Novelli, Marc-Philippe Daubresse, Catherine Vautrin, Thierry Mariani, Roger Karoutchi, Marc Laffineur, Edouard Courtial, Marie-Anne Montchamp, Claude Goasguen, Marie-Josée Roig, Nicole Ameline, Philippe Briand, Bernard Pons et Eric Raoult, les présidents des groupes UMP à l’Assemblée nationale et au Sénat, Christian Jacob et Jean-Claude Gaudin, Michèle Tabarot, 70 députés (Jean François Copé en revendique 82), 28 sénateurs, 9 eurodéputés.

Non-alignés :  l’ex-Premier ministre Alain Juppé, l’ancien président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, les trois ex-candidats à la candidature pour la présidence de l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Henri Guaino, mais aussi Xavier Bertrand, en lice pour la primaire de 2016, l’ex-présidente du RPR, Michèle Alliot-Marie, les anciens ministres Benoist Apparu, Claude Greff, Frédéric Lefebvre et Jeannette Bougrab, Brice Hortefeux (qui devrait selon le Monde rejoindre l’équipe de Jean François Copé).

A propos de Mischa Malikov

Citoyen, républicain, dubitatif très positif. Twitter @temudjin75

Un commentaire

  1. Merci Mischa pour ce bel article plein d’espoir.

    De tout cœur, j’espère, moi aussi, que des hommes politiques, et particulièrement ces deux-là, saurons avoir cet esprit sportif ; indispensable.
    De même que les militants, adhérents et sympathisants.
    Il en va de l’avenir de la France.
    Car nul doute qu’elle ne résisterait pas à un deuxième quinquennat socialiste. Sa résistance au premier est déjà fort incertaine… :(

    Si vous avez bien mis en relief les potentielles ressemblances en terme d’esprit sportif, MES CRAINTES sont motivées par la différence d’échéance des enjeux et la nature des obstacles, le seul point commun étant la volonté de vaincre et l’énergie déployée pour y parvenir.

    En effet, les marins veulent chacun gagner la course, mais, si la différence se fait sur la meilleure stratégie (et la chance), ils n’ont qu’à lutter (si j’ose dire…) contre les éléments naturels et les défaillances techniques. S’ils sont concurrents, ils ne sont pas adversaires et, au contraire, pratiquent la solidarité maritime ; quitte à perdre la course. :)
    A contrario, les politiques ne se battent qu’entre eux. Souvent à coup de « petites phrases ». Or chacun sait « qu’un coup de langue peut être pire qu’un coup de lance ». Et l’un des deux ne s’en prive pas… Ceci laisse des traces profondes et durables. Pour tous. Et je ne suis pas certaine que la plupart des hommes politiques disposent de cet esprit sportif permettant l’indispensable solidarité à la survie de notre pays à la dérive. :(
    Espérons que tous deux feront partie des exceptions…

    Pour les marins, l’échéance finale est la course en cours. Ensuite, les compteurs sont remis à zéro : une nouvelle compétition commence, et les résultats peuvent être totalement différents. Chaque course comporte sa finalité en elle-même ; c’est une épreuve à court terme, même si sa réalisation peut être longue.
    En politique, c’est exactement le contraire. Cette lutte n’est qu’une étape parmi beaucoup d’autres, dont l’enjeu est la magistrature suprême.

    J’aimerais que l’enjeu final ne leur fasse pas oublier les vitales étapes intermédiaires.
    Espérons et croisons les doigts.
    Pour la France. Pour qu’elle redevienne une France Forte. :)

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