Une cohabitation pour enrayer une présidence néfaste

Une cohabitation pour enrayer une présidence néfaste

François Hollande est Président depuis moins d’un mois et déjà les effets néfastes s’en font sentir!

Sur le plan économique, tout d’abord ! La lancinante complainte de François Hollande sur la croissance, véritable argument de vente électoraliste, n’a pas fait recette auprès de nos partenaires étrangers. En France, par contre, l’argument puissamment enjolivée par le lobby journalistique socialophile  (est ce la promesse du rétablissement de l’abattement fiscal de 40% pour les détenteurs d’une carte de presse qui les motive, voir ici) a fait illusion, du moins selon les sondages.

C’est d’ailleurs une qualité que l’on peut reconnaître à Hollande, il sait entretenir l’utopie à partir d’évidences et de lieux communs. Ainsi, le sommet Européen sur la croissance était prévu de longue date et pourtant François Hollande a su faire croire qu’il l’avait provoqué.

Par contre, j’accuse François Hollande d’avoir cassé la dynamique du redressement en Europe par sa campagne et à présent par son immobilisme. En lançant à l’Europe toute entière,

« foin d’austérité, relançons la croissance par l’emprunt« 

il a tout simplement signifié aux peuples endettés que les efforts demandés étaient inutiles et il les a encouragé à se dresser contre les pays qui tiennent aujourd’hui l’euro à bout de bras par la solidité de leur économie !

La responsabilité de F. Hollande dans la résurgence de la crise de la zone Euro est immense ! Et pourtant, le résultat du référendum Irlandais qui permet d’adopter à 60% la règle d’or et le plan de rigueur budgétaire tant décrié par le nouveau Président, démontre que certains ont à cœur de s’en sortir sans sombrer dans une facilité que les générations en devenir devront payer.

Peut être n’ont-ils pas en Irlande l’équivalent de nos médias idéologiquement engagés ?

Cela est d’autant plus regrettable que les derniers chiffres de l’économie française ne sont pas mauvais ( maintien du AAA, baisse des taux auxquels nous empruntons, chômage en stabilisation …). La trajectoire était donc bonne et cela on le doit à Sarkozy qui a eu à cœur de juguler cette crise autant que cela était possible

François Hollande avait surtout attaqué Nicolas Sarkozy sur sa personne. On se souvient de sa longue tirade lors du débat ou il expliquait ce que lui ne ferait pas… 3 semaines après, lorsqu’on y regarde de façon objective en s’affranchissant du prisme enamouré des médias français :

  •  La concertation ce sera pour une autre fois : la semaine de 5 jours, la délivrance d’un récépissé pour les contrôles d’identité…etc :  toutes ces mesures décidées sans concertation aucune.
  •  le gouvernement irréprochable : plusieurs ministres condamnés et jugés dont le premier d’entre eux,Jean Marc Ayrault, des mises en examen depuis l’élection, Ici..
  • Pas de conflit d’intérêt : que dire des ministres en couple avec des journalistes, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Michel Sapin et du président dont la compagne ( je n’ose dire la maîtresse puisqu’il semblerait qu’elle n’ait pas divorcé de M. Trierveiller) veut continuer à exercer le journalisme…
  •  Pas de conflit d’intérêt : mais Mme Trierveiller n’est-elle pas proche de Bolloré avec qui elle siège comme actionnaire chez Direct 8, son employeur. Le richissime Pierre Berger, autre très proche de François Hollande est actionnaire du Monde, de Mediapart… Elisabeth Badinter de Publicis…
  • un gouvernement resserré : 32 ministres, le double de ce qu’avait eu besoin François Fillon pour son premier gouvernement. La baisse des rémunérations des ministres est déjà entièrement absorbé par l’abondance des ministres, sans compter la trentaine de conseillers du Président
  • la charte d’éthique mis en place devant les caméras a déjà été violée par Cecile Duflot qui se prononce pour le cannabis à l’encontre de la position officielle du gouvernement… Etant donné le peu d’autorité de François Hollande sur son gouvernement, on peut légitimement craindre le rôle de Cecile Duflot sur le dossier du Grand Paris en sachant qu’elle appartient au seul groupe à avoir voté contre à la Région Île de France!!!
  •  la normalité de la présidence : Le président passe un temps fou à faire croire qu’il est un homme simple.
  • les déplacements en train : Les moyens mis en œuvre pour sécuriser le trajet d’un train  » VIP » ( les ponts, les gares… ), la nécessité d’avoir un avion de secours pour le rapatriement du Président génèrent des couts plus élevés qu’un déplacement vraiment normal du Président. L’avantage est uniquement médiatique et pendant que l’on parle du moyen de transport on passe sous silence les échecs et les désaveux subis par notre nouveau Président lors des sommets européens.
  • A vouloir paraitre normal, le président commet des erreurs. Sa photo officiel devrait être refaite. En effet, le drapeau français, tourné de 90° évoque plutôt un drapeau Hollandais. De plus la mise en place du drapeau européen n’est pas conforme aux règles en vigueur.
  • Son dernier déplacement en voiture, à Caen, est plus digne du conducteur de la Porche Panaméra de DSK que d’un Président normal qui devrait rouler au régulateur de vitesse pour respecter les limitations.

François Hollande a été élu sur une normalité proposée. Il est normal qu’on lui demande des comptes. Il met l’accent sur ses moyens de transport, sur le Président qui fait ses courses et veut faire oublier la réalité : ses déplacements en Jet d’affaire de Tulle à Paris, sa déclaration de patrimoine minimisée pour échapper au fisc ( notamment par l’usage de SCI). En effet, comment expliquer qu’alors qu’il vit de ses mandats à Tulle et à Paris, il ne déclare que des propriétés en SCI à Cannes? Il serait intéressant de connaître la réalité de son appartement du 15ème, là ou il fait normalement les courses! Il serait intéressant de savoir pourquoi l’élu normal préfère investir à Cannes plutôt que dans la ville et la région qui le nourrit depuis des années.

Est-ce cela être un Président normal, d’abord voir son intérêt et pas celui de ses électeurs?

Sur le plan intérieur, l’action de Nicolas Sarkozy avait permis de calmer l’insécurité générée par l’inconscience dogmatique de la gauche plurielle des années 1997-2002. L’arrivée de François Hollande, la nomination de Christine Taubira sont déjà des signaux forts en direction des populations visées par le fameux Karcher de Nicolas Sarkozy.

Beaucoup lui ont reproché de n’avoir pas passé ce karcher, et le vote blanc massif du 6 mai en est certainement la conséquence. Mais rétablir la sécurité, dans le contexte médiatique haineux à l’égard de l’ancien président, était compliqué et pourtant le sujet a progressé. Les signaux envoyés depuis l’élection de François Hollande vont exactement en sens inverse : suppression des mesures judiciaires du précédent gouvernement, surveillance accrue des forces de Police qui sont à priori soupçonnées de xénophobie d’où la mise en place d’un contrôle des contrôles d’identité… Déjà, aujourd’hui l’ambiance a changé dans nos rues et on voit resurgir des regroupements nocturnes souvent hostiles. La soirée du 6 mai avait d’ailleurs donné la mesure du communautarisme générée par François Hollande. De même, les violences antisémites ont fortement progressé depuis l’affaire Merah et le 6 mai comme l’illustrent les événements de Villeurbanne.

La responsabilité de François Hollande en la matière est immense et montre l’inconscience de celui-ci face à ses intérêts politiques. La cohabitation n’est pas une éventualité c’est une nécessité.

A propos de Patrick Metzen

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